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Les nouveaux anti-coagulants oraux

L’alerte des médecins biologistes dans la lettre qu’ils viennent d’adresser à la Ministre de la Santé est sans appel. Ils affirment que « les nouveaux anticoagulants oraux (NACO) sont le « nouveau Mediator » et que la France est proche d’un nouveau scandale médical ».

Dans leur ligne de mire, le Pradaxa, un anticoagulant oral fabriqué par le laboratoire allemand Boehringer Ingelheim, qui commence à beaucoup faire parler de lui en Allemagne et au Bénélux, car il provoquerait des hémorragies internes parfois mortelles. La semaine dernière, le laboratoire allemand confirmait que 256 décès par hémorragie dans le monde étaient potentiellement imputables au Pradaxa, depuis son lancement en 2008.

Les nouveaux anticoagulants oraux (NACO) sont des médicaments qui permettent d’éviter la formation de caillots de sang dans les vaisseaux sanguins. Ils sont prescrits en cas de phlébite, d’AVC ou chez certaines personnes qui souffrent de troubles du rythme cardiaque. Les NACO ont été développés et commercialisés à partir de 2008 afin d’offrir le même bénéfice (éviter la formation de caillots de sang) que les anticoagulants d’ancienne génération (les antivitamine K ou AVK), tout en autorisant plus de liberté aux prescripteurs et aux patients, car ils ne nécessitent (théoriquement) pas de suivi biologique obligatoire, contrairement aux anciens médicaments.

Toutefois, les médecins biologistes rappellent que « la prescription des NACO entraînent les mêmes effets secondaires graves (hémorragies sévères, voire mortelles) que les AVK, avec toutefois une différence de taille : il n’existe pas d’antidote permettant, d’en neutraliser l’effet en cas d’hémorragie ».

La contrefaçon des médicaments

Les médicaments contrefaits peuvent rapporter 10 à 20 fois plus que le trafic de drogues. Pour 1 000 dollars investis, le trafic de stupéfiants peut faire gagner 20 000 dollars, là où la contrefaçon de médicaments peut rapporter 200 000 à 500 000 dollars! Cette manne financière attire de plus en plus de criminels, comme le montre un rapport que vient de publier l’Institut de recherche anti-contrefaçon de médicaments (Iracm). Cette activité est d’autant plus attractive que les acheteurs potentiels sont très nombreux et les peines encourues peu dissuasives.

Les ventes de médicaments contrefaits ont atteint 75 milliards de dollars en 2010 dans le monde, soit presque deux fois plus qu’en 2005. Un marché en plein essor donc, favorisé par le développement d’internet. Jusqu’à présent, la France était très protégée de ce fléau grâce à son réseau d’approvisionnement et de distribution. Mais pour le Pr François Chast, chef du service de pharmacie de l’hôtel Dieu à Paris, l’autorisation de vente en ligne des médicaments a ouvert la boite de Pandore.

Estimer la consommation de drogue à l'aide des eaux usées

Pour trouver des traces de drogues, ne cherchez pas dans le sang mais dans les eaux usées. Voilà l'idée de chercheurs du CNRS dans une étude publiée début septembre. Ces derniers ont prélevé des échantillons dans 25 communes françaises, dont la démographie est comprise entre 10 000 et 100 000 habitants.

Cocaïne, cannabis, méthadone, ecstasy… les chercheurs cherchaient initialement à savoir quel impact sur l'environnement avait ces résidus de drogues illicites. Comment cela est-il possible? Tout simplement parce que lorsque ces stupéfiants sont "évacués" ils ne disparaissent pas totalement.

Les chercheurs ont donc pu retrouver les molécules de dizaines de drogues illicites dans l’urine et les selles des usagers. Non seulement ce procédé leur a permis de se rendre compte que ces composés résistaient aux systèmes d'épuration, mais il leur a également permis d'évaluer la consommation réelle de drogues selon les villes.

Depression et cancer

Réalisées pour la première fois en 1993, les premières mesures des dépressions chez les employés d'EDF GDF ont été renouvelées tous les trois ans pendant 15 ans. "À partir de là, on a regardé si ces personnes dépressives avaient plus de chances de développer un cancer que les autres", explique Cédric Lemogne. Les chercheurs ont ainsi pu constater qu’aucune association significative ne pouvait être établie entre ces états dépressifs et des cancers parmi les plus fréquents (prostate, sein, côlon, cancers dus au tabac, lymphome et leucémie).

Cependant l'inverse est vrai, le cancer favorise la depresion.

Moustique Tigre

Inconnu en France par le grand public, le Moustique tigre (Aedes albopictus) a fait parler de lui lors de l’épidémie de Chikungunya qui a sévi à la Réunion. Elle dura du début de l’année 2005 à la moitié de l’année 2006. Durant cet épisode, très médiatisé du fait de son ampleur, près de 40% de la population de l’île fût touchée. Aedes albopictus était le vecteur principal de ce virus. Une lutte contre l’espèce indésirable fut engagée. En l’absence de traitement curatif de cette maladie, l’action préventive contre le moustique fut donc privilégiée.

Ce moustique absent d’Europe il y a une trentaine d’années, a depuis colonisé de nombreux pays. Il fût remarqué en France, par son installation récente et subite vers 2004/2005 et par son comportement « agressif » . En 2010 deux cas de dengue autochtones furent diagnostiqués en France métropolitaine, Aedes albopictus en était le vecteur. Pour éviter la propagation de ces maladies en France et dans le monde, une meilleure connaissance du Moustique tigre est nécessaire. Le moustique autrefois présent dans certains pays asiatiques ou de l’Océan Indien n’était pas trop étudié. Son expansion rapide vers de nombreux pays a changé la donne.